Multipass ? Psychopass !

Ce qui se joue avec le passeport sanitaire est d’une importance capitale qui n’a rien avoir avec la fièvre de Wuhan, c’est un referendum pour le contrôle organique, la clef de voûte d’une mise sous tutelle du vivant amorcée avec les semences stériles de Monsanto et parachevée avec le marquage (avec un pass à pointer, biper, badger, puis reconnaissance faciale) et la mise sous perfusion du matériau humain (ou « ressource humaine » quand on se cache encore derrière son petit doigt). Il s’agit d’accepter ou non la fin du secret médical, le partage des données sanitaires et leur contrôle gouvernemental, le zonage du territoire en secteurs accessibles selon son ordre dans la citoyenneté (défini par sa docilité et son accès au soin), ordre défini par des couleurs ou varnas, comme il aurait pu l’être par des lettres grecques.

Il ne s’agit pas d’une histoire de pro- ou anti-vaccins. La lutte contre le passeport sanitaire n’a aucun rapport avec la médecine, le vaccin ou la science.
Elle est politique et philosophique parce que le passeport sanitaire n’a aucun rapport avec la médecine, le vaccin ou la science. Les autres vaccins obligatoires ne donnent pas lieu à un tel dispositif, les autres vaccins, d’ailleurs, doivent faire l’objet d’un rappel tous les six, dix, quinze ans, pas tous les six mois, c’est là toute la différence entre le traitement d’hommes libres et celui du bétail.
Mais même sans entrer dans la distinction des vaccins « parfaits » et « imparfaits » qui demande des compétences qui ne sont miennes, désirer le vaccin pour des raisons médicales et scientifiques et désirer le passeport sanitaire sont deux choses très différentes.
Que les pro-vaccin fassent ce que leur raison leur indique, mais qu’ils n’oublient pas que demander le passeport à la suite du vaccin, c’est participer à un référendum politique (au sens noble, qui concerne la place de l’homme dans la cité, donc à un référendum social, anthropologique et philosophique).
Que les anti-vaccin fassent ce que leur raison leur indique, mais qu’ils n’oublient pas qu’en contournant le vaccin mais obtenant tout de même un passeport (par contamination volontaire ou complicité médicale) ils accordent leur voix à la Macronie cyberpunk.

Les politiciens eux-mêmes sont assez clairs sur la question : ça n’est pas l’immunité qui est en question _ tout le monde s’en moque, plus personne ne parle de la Suède _ c’est l’adhésion à une politique. Les vaccinés et les manifestants contre le pass sanitaire sont comptés comme des voix dans une élection.

Ci-dessous vous trouverez des extraits de l’entretien accordé par Pierre Dulau au site Aleteia le 7 juillet 2021 et, en illustration, les propos d’Olivier Véran, ministre macronien de la santé, le 15 juillet 2021.

Pour beaucoup d’entre nous les menaces tonitruantes exprimées par le président et par de nombreux personnages publics membres ou non de l’appareil politique sont terriblement dissuasives : perte des loisirs culturels, des divertissements, mais aussi exclusion des études, du salariat. Les termes sont ainsi posés : on montrera patte blanche ou on sera rejeté dans la forêt et ses ténèbres extérieures. Le pass ou la marginalité.

On peut penser que l’enjeu (politique, non sanitaire, rappelons-le) est de taille pour que la pression soit telle et que l’on puisse voir aussi clairement se dresser la scène de la confrontation première entre les deux forces dont l’une deviendra maître et l’autre esclave selon Hegel.
Certes, asservis à l’État, nous le sommes déjà de bien de façons (ne serait-ce que par le numéro de sécurité sociale, l’obligation du port d’une carte d’identité sur soi, et la gestion du fruit de notre labeur par l’Etat-gouvernante), mais il s’agit là d’un grand saut en degré comme en nature.
Deux hommes se font face dans un duel à mort, l’un préférera la vie et la soumission, l’autre acceptera la mort comme prix de sa liberté. Celui qui accepte le plus la mort devient le maître, celui qui le préfère s’économiser (économiser ses forces, son confort, sa santé, sa vie) devra servir. L’Etat-Machine nous place désormais dans cette position : d’un côté le leurre de la « vie d’avant » et d’une normalité retrouvée (qui, n’en doutez pas, sera très régulièrement payée de nouveaux reculs et renoncements), le divertissement, le confort, l’inclusion en échange de votre liberté, en échange du fichage de votre intimité et de la gestion étatique de votre survie physique, de l’autre la liberté dans la lutte et l’adversité, avec les conditions les plus terribles que l’État pourra imaginer sans vous tuer directement.

Il n’est pas question ici de juger de la vaillance ou des impératifs des uns et des autres, de hurler à la soumission, de montrer du doigt. Ces fractions et querelles sont insensées, et nul ne peut juger de ce qu’il ferait à la place de son prochain. Beaucoup de ceux qui hurlent aujourd’hui « Multipass tu m’auras pas! » se retrouveront le Q à l’R, codés avant la rentrée.
Il s’agit simplement de pointer la disproportion extrême entre la fièvre de Wuhan et ces mesures et dégager ainsi leur absence de lien. Vous vous préoccupez de votre santé avec (ou sans) le vaccin, mais avec le passeport, vous vous engagez dans une voie. Et pour certains, même si le covid était une nouvelle peste noire, la mort serait toujours préférable à la servitude.

(ne vous arrêtez pas ici, ça fait formule de fin qui claque mais le plus important peut-être arrive après l’illustration)

Masque de légionnaire romain retrouvé sur le site de la bataille de Teutobourg. Admirez l’impassibilité de ce « masque de mort » revêtu par qui se sait maître (ce qui n’empêche pas de se prendre des dérouillées par Arminius) : la mort est acceptée, intégrée, dépassée, elle n’est plus une question ni une agonie, le visage est implacable, la légion marche vers le front…



Après avoir défini termes et enjeux, relativisons un grand coup et calmons-nous.
Tout d’abord parce que rien n’est acté, rien n’est passé, rien n’est légal : il y a des effets d’annonce et des desiderata. Et quand bien même, une loi se défait et s’annule.
Le peuple français est souverain. Le gouvernement compte chaque vaccin mais aussi chaque manifestant (en minimisant ces derniers, bien évidemment) comme une voix : faites-la entendre demain !
C’est VOUS qui demanderez, ou non, le passeport, le badge, la marque. Il n’y a pas assez de police en France pour faire régner l’ordre, pensez-vous vraiment qu’il y en aura pour contrôler les troquets, les musées, les magasins, les entrées de fac, les bureaux ? Parmi mes amis, personne n’a respecté le couvre-feu parisien, personne n’a été contrôlé en rentrant à dix, onze heures, minuit… Le gouvernement n’a PAS les moyens de contrôler.
La solution est simple : s’en battre les couilles.
Plus que jamais, le balekouillisme est un humanisme.
Il n’y aura jamais assez de police pour faire fermer vos établissements.
La force d’inertie est colossale, si tout le monde s’en bat les couilles avec résolution, ténacité et fermeté, « ils » ne peuvent rien.
Le contrôle est d’abord mental. Le champ de bataille est votre esprit. C’est là que la sidération entre en jeu.

Extrait de l’entretien accordé par Pierre Dulau à Aleteia

Ne vous laissez pas terroriser par les échéances, faites de cette bonne vieille procrastination votre alliée pour une fois : si vous pensez devoir faire quelque chose, faites-le à la dernière seconde. Mi-septembre pour les étudiants, quand vous recevrez une menace de licenciement pour les salariés, pas avant.
La pression est l’arme du gouvernement et de la presse réunis. L’inertie procrastrinatrice est la vôtre.
Si vous décidez qu’il n’y aurait rien, il n’y aura rien.

Mais SURTOUT ne vous laissez pas diviser, ne vous laissez pas isoler. Être pro- ou anti-vaccin, pro- ou anti-passeport ne doit vous faire haïr ou mépriser vos amis, votre famille. Voyez-vous, parlez-vous de visu plutôt que partager des images virales et des commentaires. Parlez de ces machins sanitaires cinq minutes et passez vite à autre chose : à vos pique-niques, à vos soirées, à vos histoires d’amour, à vos costumes, à vos danses…

Pour ma part je vais essayer de vous partager le plus régulièrement possible des petites capsules pour tenir bon et résister à la sidération. En voici la première, sans montage ni édition ni micro ni texte et en une seule prise, mais c’est entre nous, entre amis et camarades.

Et surtout, rappelez-vous : la pression du Cron et de sa clique, les menaces, les tortures psychologiques de pervers narcissique de Biba « je donne, je reprends, je menace, je frappe, je m’excuse, je séduis », les mesures… ON S’EN BAT LES COUILLES !

Liste des manifestations du samedi 17 juillet 2021 :


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