De l’engagement.

Il y a bientôt un an, je partais pour un mois au Liban au sein de l’association SOS Chrétiens d’Orient. J’ai tenu un blog à ce propos et y ai ajouté, aujourd’hui, un article-bilan.

En voici quelques extraits, pour le consulter en entier, il faut suivre le lien précédent.

« L’engagement dans de telles conditions fait ressortir le meilleur de chacun. En temps normal nous sommes pris dans des logiques de milieu, de quotidien, d’études ou de travail, d’affinités électives, de subjectivité esthétique, si bien que nous sommes rarement attentifs à l’autre mais plus à ce qu’il représente pour nous sur le moment. Tout importe, sauf l’essentiel : ni Dieu, ni notre prochain, ni le présent ne sont vraiment au centre de nos préoccupations, ou alors de façon plus politique, idéologique, théorique que spirituelle ou effective.
Au sein de la mission, chacun est extrait de ses préoccupations naturelles et des préventions de son milieu et consacre toute son énergie au service des populations locales. Bien sûr, les idéaux, les filiations, les personnalités demeurent, mais dans ce qu’elles ont de plus vrai, de plus essentiel, toujours comme trésor, jamais comme rempart. »

« En un mois je n’ai jamais ressenti que la plus grande sympathie et estime pour mes camarades de mission, et une immense joie d’être à leurs côtés pour accomplir quelque chose de sensé, de beau, qui nous dépasse. (…)
Rien de tout cela n’est de trop pour affronter la réalité du terrain. Les missions sont aussi belles qu’elles sont difficiles. Être conscient de la misère, avoir vu quelques reportages, lu quelques témoignages est une chose. Lui faire face en est une autre. (…) La seule consolation qu’on a contre cette immense tristesse est l’action. On la sait infime, mais mieux vaut peu que rien du tout, alors on agit. »

« Et moi, qu’ai-je fait depuis ? Ma foi pas grand chose pour eux, à part peut-être écouter et appliquer leur conseil. Si je veux être utile aux miens (Français ou Chrétiens en général) il faut avoir de quoi l’être: se former, avoir un métier. Il faut aussi être prêt à défendre sa propre terre, quelles que soient nos armes.
Il y a un an, le sang d’un martyr chrétien, le père Hamel, abreuvait la terre de France, nous rappelant cruellement que nul n’est à l’abri. Si nous poursuivons le chemin emprunté, de l’incurie et de la lâcheté envers le terrorisme islamique et les revendications communautaires de l’islam en général, nous aurons sans doute besoin dans quelques années d’un « SOS Chrétiens d’Europe ».
Il faut donc continuer à entretenir des liens et secourir nos frères orientaux, et avoir l’humilité d’entendre et répéter leur message. Combien de fois Libanais et Irakiens, ne m’ont-ils pas dit « Ce qui nous est arrivé vous menace, mais vous êtes moins préparés. Vous ne faites rien alors que vous êtes en plus mauvaise posture que nous étions. » »

Quelques autres articles peuvent aussi vous intéresser sur ce blog :
* l’article précédemment cité : un message pour la France de la part d’une famille chrétienne irakienne
* un article sur ce que la France continue de représenter aux yeux de tant de gens dans le monde, ce qui doit nous obliger à en être digne
* un article sur SOS Chrétiens d’Orient

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